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Mes cicatrices, me rappellent mes douleurs du passé.

Mes cicatrices, me rappellent mes douleurs du passé.
Je semble solide, c' est vrai. Mais n' y croyez pas un fichu instant. Quand on est réellement solide, on n' a pas besoin de se protéger. On est solide et c' est tout. Intouchable. Presque indestructible. Et le pire dans tout ça, c' est qu'on en a pas véritablement conscience.

Je devrais arrêter de vouloir sauver mes
apparences et penser à me laisser attendrir, parfois. Mais qu est-ce que j' aurais à y gagner? Avoir mal, tomber de haut, ne pas être capable de prévoir ma chute... "Désillusionnée avant l' age, je dégueule sur la facilité des sentiments".

J' en veux à la vie. Je lui en veux des
marques qu elle laisse sur ma peau, dans ma chair, je lui en veux de me faire jouer un rôle ici comme ailleurs. Rire à en pleurer, pleurer jusqu'à en rire. Je me trouve ridicule et pourtant j' adore ça. Je les fuis et ils me suivent. Ca me plait.
Aujourd'hui, sans y avoir réfléchi sérieusement une seule seconde, je décide néanmoins d' arrêter d' avoir envie de les suivre pour qu'ils me fuient.

Et on me demandera encore pourquoi je fais ça? Comment est-ce qu'on peut avoir envie d' être
seule? Pourquoi est-ce que leur présence ne me touche pas, pourquoi est-ce que leurs mots et leur amour me laissent complètement indifférente? Pourquoi et comment suis-je devenue ce coeur de pierre?

Je m' en veux de ne pas pouvoir donner de réponses à ces questions. Je ne me le pardonne pas.
Pourtant, j 'ai tellement d' amour à revendre, tellement de douceur à apporter, tellement de choses à partager, de moi à déverser. Sur une peau, une bouche, dans un coeur, dans
une vie.

Mon problème, c' est que je suis trop prévoyante, prudente. J' ai appris à me méfier des gens comme on se méfie de la peste. Je calcule donc mes
sentiments, les vôtres, les leurs. Je calcule l' impact qu'ils pourraient avoir sur ma vie, je calcule la brutalité de mes gestes, la violence rendue des vôtres... Je fais ça pour me protéger, pour ne pas avoir à revivre certains chapitres. Même si je sais pertinement qu'ils sont inévitables et que je ne fais que repousser la sentence au prix d' efforts douloureux et vains. Me protéger...

Je crie... JE TE VEUX
.

De quoi? Taisez-vous, vous n' en saurez rien,
jamais...

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 15:09

Modifié le jeudi 02 octobre 2008 20:05

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